•  Ce qui est loin nous laisse froid

    On écoute mais on n'en pleur' pas

    Que nous importe la misère

    Qui ne touche ni voisins ni frères

    P.G.

     

    - So far away from L.A.

     

    So far away from L.A. (Nicolas Peyrac)

     



    Quelques lueurs d'aéroport
    D'étranges fill's aux cheveux d'or
    Dans ma mémoir' traînent encor'
    C'est l'hiver à San Francisco
    Mais il ne tombe jamais d'eau
    Aux confins du Colorado
    Et le Golden Gate s'endort
    Sur Alcatraz où traîn' encor'
    Des sanglots couleur de prison
    Monsieur Carryl Chessman est mort
    Mais le doute subsist' encor'
    Avaitil raison ou bien tort
    So far away from L.A.
    So far ago from Frisco
    I'm no one
    But a shadow
    But a shadow shadow shadow shadow

    Le Queen Mary est un hôtel
    Au large de Beverly Hills
    Et les collines se souvienn'nt
    Des fastes de la dynastie
    Qui de Garbo jusqu'à Bogey
    Faisaient résonner leur folie
    So far away from L.A.
    So far ago from Frisco
    I'm no one
    But a shadow
    But a shadow shadow shadow shadow

    Pauvre Madame Polanski
    D'un seul coup on t'a pris deux vies
    Mais qui donc s'en souvient ici
    C'est l'hiver à San Francisco
    Je ne trouverai le repos
    Qu'aux confins du Colorado
    So far away from L.A.
    So far ago from Frisco
    I'm no one
    But a shadow
    But a shadow shadow shadow shadow

     


    votre commentaire
  •  

    - Père et fils (d'après Cat Stevens)

     

     

     

     Assieds toi, mon garçon

    Ce serait bien que nous parlions.

    Tu es jeune, tu es bon

    Et te poses plein de questions.

     

    Avant toi, moi aussi,

    J'ai voulu connaître la vie.

    Mais tu vois, aujourd'hui

    Je suis seul et sans ami.

    Tu sais, chaque erreur a son prix.

     

    J'étais jeune et j'étais beau,

    je croyais même être très fort

    Pour gagner le gros lot

    Et je méprisais la mort.

     

    Pour devenir le meilleur

    J'ai ignoré le vrai bonheur,

    Négligé ma famille

    Et même exploité les filles.

    En un mot, j'étais un vrai salaud.

     

    Lorsque tu es arrivé

    J'ai compris que ce qui comptait,

    Dans ma vie, mon petit,

    C'était toi, mon paradis.

     

    J'ai enfin regardé ta mère,

    Le regard triste de ses yeux clairs

    Mais il était trop tard

    Pour rattraper mon retard.

    Alors j'ai pleuré son départ.

     

    Quant à toi, mon garçon

    Essaie donc d'être un peu moins con.

    La misère de ton père

    Devrait t'aider à le faire.

     

    Tes amours, tes amis,

    Prends bien soin d'eux dès aujourd'hui

    Car ainsi tu vieillis

    Et tu réussis ta vie.

    Les vraies valeurs n'ont pas de prix.

     


    votre commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires