• - Un baiser

     

     

     

     

     

    Je ne sais pas pourquoi je me suis approché

    Pourquoi, sans rien lui dire, je me suis incliné

    Et sur sa nuque nue, couverte de duvet

    J’ai entrouvert les lèvres et posé un baiser

     

    Mais savons-nous en fait ce que c’est qu’un baiser

    Deux lèvres qui s’entrouvrent, qui touchent et qui aspirent

    Les goûts les plus intimes d’un être bien aimé

    Et partagent ainsi, un instant de plaisir.

     

    En donnant un baiser on signifie à l’autre

    Qu’il ou qu’elle est pour nous quelqu’un de précieux.

    Qu’elle nous est très chère, qu’il fait partie des nôtres

    De ceux que l’on préfère, qui font qu’on est heureux.

     

    Posé sur une joue, la main ou sur le front

    Que ce soit en famille ou par simple amitié

    Il exprime douceur, tendresse et affection

    Et aussi, très souvent, une civilité.

     

    Mais collé sur le ventre, la bouche ou un sein

    En outil de plaisir, érotique et fougueux

    Associé aux caresses du sexe et des mains

    Il provoque l’extase des couples amoureux

     

    Voilà pourquoi voyant, couchée, ma bien aimée

    Sans trop y réfléchir je me suis incliné

    Et sur sa nuque nue, couverte de duvet

    J’ai entrouvert les lèvres et posé un baiser


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  • - Adieu Michel

     

    Chez Laurette:

     

     

    Nous étions nés la même année

    Et tu fus l'un de mes « yéyés ».

    Nous avions tous les cheveux longs,

    Des « pat' d'eph' » et des ceinturons.

     

    Mes premiers accords de guitare

    Ont imité ceux de « Laurette »

    Et j'ai dû chanter certains soirs

    « Pour un flirt » à mes amourettes.

     

    Mais nous avons tous deux vieilli

    Avec la barbe et sans cheveux

    Puis j'ai appris ta maladie

    Et assisté à tes adieux.

     

    Tu n'auras pas soixante-treize ans

    Notre Dieu ne l'a pas voulu.

    Mais tu as marqué notre temps

    Par le grand chanteur que tu fus.

     

    Adieu Michel


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  • - Pauvre rime...

     

     

     

    Que ne ferait-on pour la rime

    Pour qu'un vers soit doux à l'oreille

    Et que la moindre des contines

    A un chef d'oeuvre soit pareill(e) ?

     

    On dirait des stupidités

    Comme: un “amour qui dure toujours"

    Ou d'énormes banalités

    Tell(e)s que: l'”aube d'un nouveau jour”.

     

    Certains auteurs sont prêts à tout

    Et vont placer, sans peur, “pastèqu(e)”,

    Au risque de passer pour fou,

    Dans une histoir(e) de “discothèque”.

     

    On dit ainsi n'importe quoi

    Sous prétexte  de poésie

    Et comm(e) dans le cont(e) du nu roi

    Jamais, personne ne le dit

     

    Pardonnez moi alors si j'os(e)

    Donner conseil à ces auteurs

    De ne pas oublier la pros(e)

    Ou de chercher rimes meilleures

     

    Relire, peut-être, Baudelair(e)

    Ou Brassens, ou Delanoé

    Les aiderait à fair(e) des vers

    qui tiennent debout sur leurs pieds.

     


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  • - Fou de toi- Fou de toi

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    A chaqu(e) instant penser à toi

    Me pénétrer de tout ton être,

    De ton corps, ton parfum, ta voix

    Et ne rien en laisser paraître

     

    Jouir, sans regret, du présent,

    De tes caresses et tes sourir(e)s,

    Profiter, boir(e) comme un enfant

    Chaque instant de notre plaisir

     

    Ignorer ce qui nous entoure,

    Fermer les yeux sur la misère

    Au bonheur d’autrui être sourd

    Oublier pour toi père et mère

     

    T’aimer, te prendre dans mes bras,

    Entrer en toi et se confondre.

    T’aimer, t’aimer encor(e) une fois

    Et laisser s’écrouler le monde.


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    - Belle sorcière

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    C’est un œil sur l’intimité

    Imaginée ou entrevue,

    Un regard à la dérobée

    Sur les secrets d’une inconnue.

     

    Vêtue de voiles et de dentelles

    Comme une femme de lingerie,

    Elle attire en se faisant belle

    Mais se refuse à notre envie.

     

    Souvent elle nous parle d’elle

    En étalant ses bibelots,

    Ses poupées ou bien ses chandelles,

    Un chat noir ou des plantes en pot.

     

    Parfois aussi elle se fâche

    En claquant au vent ses volets

    Et nous laisse piteux et lâches

    Qui n’oser jamais y toquer.


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