• - Le cimetière marin

     

     

    Ils ont tant navigué, porté tant de marins,

    Secoués par les tempêtes, battus sur les rochers,

    Dans les vents et marées, le sel et les embruns,

    Ils ont courbé la tête mais ils n’ont pas coulé.

     

    Maintes fois colmatés par des mains amoureuses,

    Et trouvant des alliés dans l’écume et le vent,

    Ils ont su résister aux coups de la faucheuse,

    Regonfler leur voilure et huiler leur gréement.

     

    Mais ils n’en pouvaient plus et voulaient être à quai.

    Certains sont encore beaux, d’autres sont des squelettes

    De vieux bois vermoulu dans la vase enfoncée.

    Ils n’ont plus que des os ou plutôt des arêtes.

     

    Alors si vous passez près de leur cimetière,

    Sachez vous arrêter et vous y recueillir.

    Pensez à ce qu’ils fur(ent) lorsqu’ils étaient en mer

    Avant de s’échouer ici et y mourir.

     


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  •  

    - On oublie

     

     

     

    On oublie les soucis, les malheurs

    Quand on vieillit

    Et les pleurs,

    Et la peur de la vie.

     

    Mais les joies, les bonheurs,

    Les plaisirs et les bienfaits

    Restent là dans nos cœurs

    A jamais

     

    Refrain :

    Quand on est vieux

    Pour être heureux

    On vit l’instant

    Présent

     

    On n’se souvient

    Que d’ c’qui fut bien

    Et on agit

    Tant qu’on est en vie.

     

    Les rancœurs du passé

    C’est mieux de les oublier

    De savoir, sans regret,

    Pardonner

     

    S’il vous reste des amis

    Si vous voulez les garder

    Vous devrez souvent

    Les ménager

     

    Refrain

     

    Si le bout du chemin

    On le sait, n’est plus très loin

    Qu’les pierres, sous nos sandales,

    Nous font mal

     

    Sur le bord du fossé

    De jolies fleurs ont poussé

    Et pour voir le sommet

    Faut marcher

     

    Refrain

     

    Jusqu’au tout dernier jour

    On est capable d’amour

    D’amitié, de bonté

    De secours

     

    Pour laisser à jamais

    A ceux qui vous ont aimé

    Si ce n’est des regrets

    De la paix

     

    Refrain

    Et on agit

    Tant qu’on est en vie.

     

     


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  • - Viens

     

     

    Viens auprès de moi,

    Viens entre mes bras.

    Je te bercerai

    Je te chérirai, moi.

     

    Oublie tes malheurs,

    Oublie tes douleurs.

    Serrés tous les deux

    Nous nous sentirons mieux

     

    Il n’y a que toi,

    Blottie contre moi

    Qui acceptera

    Que je sois maladroit.

     

    Moi seul te comprends,

    T’écoute et t’entends.

    Toi seule sais me voir

    Me donner de l’espoir

     

    Amour ou tendresse

    Baisers et caresses

    Nous sont nécessaires

    Rend(en)t la vie moins amère.

     

    Les années qui passent

    Ont creusé leurs traces

    Mais nous pouvons jouir

    Prendr(e) encor(e) du plaisir

     

    J’ai besoin de toi

    Viens tout contre moi

    Aujourd’hui je veux

    Embrasser tes cheveux

     

    Respirer ta peau

    Caresser ton dos

    Et porter mes mains

    Sur le bout de tes seins

     

    INSTRUMENTAL

     

    Attends, n’ai pas peur

    Ne pars pas ailleurs

    Car c’est avec moi

    Que ta joie reviendra

     

    Nous serons unis

    Pour un bout de vie

    Et notre chemin

    Nous emmènera loin

     

    Viens auprès de moi,

    Viens entre mes bras.

    Je te bercerai

    Je te chérirai, moi…

     

     

     


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  •  

    Ma jeunesse fout l'camp

    Guy Bontempelli

     

     


    Ma jeunesse fout l’camp
    Tout au long d’un poème
    Et d’une rime à l’autre
    Elle va bras ballants


    Ma jeunesse fout l’camp
    À la morte fontaine
    Et les coupeurs d’osier
    Moissonnent mes vingt ans


    Nous n’irons plus au bois
    La chanson du poète
    Le refrain de deux sous
    Les vers de mirliton
    Qu’on chantait en rêvant
    Aux filles de la fête
    J’en oublie jusqu’aux noms
    J’en oublie jusqu’aux noms


    Nous n’irons plus au bois
    Ma tendre Violette
    La pluie tombe aujourd’hui
    Qui efface nos pas
    Les enfants ont pourtant
    Des chansons plein la tête
    Mais je ne les sais pas
    Mais je ne les sais pas


    Ma jeunesse fout l’camp
    Sur un air de guitare
    Elle sort de moi même
    En silence à pas lents


    Ma jeunesse fout l’camp
    Elle a rompu l’amarre
    Elle a dans ses cheveux
    Les fleurs de mes vingt ans


    Nous n’irons plus au bois
    Voici venir l’automne
    J’attendrai le printemps
    En effeuillant l’ennui
    Il ne reviendra plus
    Et si mon coeur frissonne
    C’est que descend la nuit
    C’est que descend la nuit


    Nous n’irons plus au bois
    Nous n’irons plus ensemble
    Ma jeunesse fout l’camp
    Au rythme de tes pas
    Si tu savais pourtant
    Comme elle te ressemble
    Mais tu ne le sais pas

    Mais tu ne le sais pas


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  • - Papi

     

     

    Papi (février 2018)

     

     

    J’aurais voulu être grand père

    Les papis me rendent jaloux

    Jusqu’ici, du moins, rien à faire

    Pas de petit sur mes genoux

     

    J’ai des enfants, trois grands que j’aime

    Tous trois en âge de procréer

    Mais qui n’ont pas planté leur graine

    Ou ne l’ont pas laisser pousser.

     

    Même si je respecte leur choix

    J’avoue en avoir le cœur lourd

    Car je dépends de ces trois là

    Pour égayer mes derniers jours

     

    REFRAIN

    J’aurais voulu être grand père

    Les papis me rendent jaloux

    Jusqu’ici, du moins, rien à faire

    Pas de petit sur mes genoux

     

    C’est vrai, lorsqu’on avance en âge

    Les bambins sont très fatigants.

    Ils crient, ils pleurent, ne sont pas sages

    Et sont souvent très exigeants

     

    Mais quel bonheur de les gâter,

    De céder à tous leurs caprices

    Les chouchouter, les câliner

    Et s’extasier de leur malice.

     

    REFRAIN

    J’aurais voulu être grand père

    Les papis me rendent jaloux

    Jusqu’ici, du moins, rien à faire

    Pas de petit sur mes genoux

     

    Il y a aussi ceux des autres

    Des frères, des sœurs et des amis

    Mais ce n’est pas comme les nôtres

    Ils ne génèrent que jalousie.

     

    Je ne peux donc qu’imaginer

    La joie de serrer sur mon cœur

    Un petit être qui m’aimerait

    Et partagerait mon bonheur

     

    REFRAIN

    J’aurais voulu être grand père

    Les papis me rendent jaloux

    Jusqu’ici, du moins, rien à faire

    Pas de petit sur mes genoux

     

    J’espère toujours être grand père

    Etre un papi encore vaillant

    Qui, à côté de leur grand-mère,

    Chérirait ses petits-enfants.

     

     


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