•  

    Ma jeunesse fout l'camp

    Guy Bontempelli

     

     


    Ma jeunesse fout l’camp
    Tout au long d’un poème
    Et d’une rime à l’autre
    Elle va bras ballants


    Ma jeunesse fout l’camp
    À la morte fontaine
    Et les coupeurs d’osier
    Moissonnent mes vingt ans


    Nous n’irons plus au bois
    La chanson du poète
    Le refrain de deux sous
    Les vers de mirliton
    Qu’on chantait en rêvant
    Aux filles de la fête
    J’en oublie jusqu’aux noms
    J’en oublie jusqu’aux noms


    Nous n’irons plus au bois
    Ma tendre Violette
    La pluie tombe aujourd’hui
    Qui efface nos pas
    Les enfants ont pourtant
    Des chansons plein la tête
    Mais je ne les sais pas
    Mais je ne les sais pas


    Ma jeunesse fout l’camp
    Sur un air de guitare
    Elle sort de moi même
    En silence à pas lents


    Ma jeunesse fout l’camp
    Elle a rompu l’amarre
    Elle a dans ses cheveux
    Les fleurs de mes vingt ans


    Nous n’irons plus au bois
    Voici venir l’automne
    J’attendrai le printemps
    En effeuillant l’ennui
    Il ne reviendra plus
    Et si mon coeur frissonne
    C’est que descend la nuit
    C’est que descend la nuit


    Nous n’irons plus au bois
    Nous n’irons plus ensemble
    Ma jeunesse fout l’camp
    Au rythme de tes pas
    Si tu savais pourtant
    Comme elle te ressemble
    Mais tu ne le sais pas

    Mais tu ne le sais pas


    votre commentaire
  • - Papi

     

     

    Papi (février 2018)

     

     

    J’aurais voulu être grand père

    Les papis me rendent jaloux

    Jusqu’ici, du moins, rien à faire

    Pas de petit sur mes genoux

     

    J’ai des enfants, trois grands que j’aime

    Tous trois en âge de procréer

    Mais qui n’ont pas planté leur graine

    Ou ne l’ont pas laisser pousser.

     

    Même si je respecte leur choix

    J’avoue en avoir le cœur lourd

    Car je dépends de ces trois là

    Pour égayer mes derniers jours

     

    REFRAIN

    J’aurais voulu être grand père

    Les papis me rendent jaloux

    Jusqu’ici, du moins, rien à faire

    Pas de petit sur mes genoux

     

    C’est vrai, lorsqu’on avance en âge

    Les bambins sont très fatigants.

    Ils crient, ils pleurent, ne sont pas sages

    Et sont souvent très exigeants

     

    Mais quel bonheur de les gâter,

    De céder à tous leurs caprices

    Les chouchouter, les câliner

    Et s’extasier de leur malice.

     

    REFRAIN

    J’aurais voulu être grand père

    Les papis me rendent jaloux

    Jusqu’ici, du moins, rien à faire

    Pas de petit sur mes genoux

     

    Il y a aussi ceux des autres

    Des frères, des sœurs et des amis

    Mais ce n’est pas comme les nôtres

    Ils ne génèrent que jalousie.

     

    Je ne peux donc qu’imaginer

    La joie de serrer sur mon cœur

    Un petit être qui m’aimerait

    Et partagerait mon bonheur

     

    REFRAIN

    J’aurais voulu être grand père

    Les papis me rendent jaloux

    Jusqu’ici, du moins, rien à faire

    Pas de petit sur mes genoux

     

    J’espère toujours être grand père

    Etre un papi encore vaillant

    Qui, à côté de leur grand-mère,

    Chérirait ses petits-enfants.

     

     


    votre commentaire
  • - Supplique pour être aimé

     

     

    Aime moi, je t'en supplie

    Aime moi, encore

    Pour le reste de ma vie

    Au jour de ma mort.

     

    Aime moi, même autrement,

    Même sans passion,

    Mais aime moi tendrement

    Ce sera si bon.

     

    Je sais, ma barbe a blanchi

    Et mon ventre est lourd

    Je pleure plus que je ne rie

    Ou te fais l'amour

     

    Je sais, j’ai beaucoup changé

    Moins beau et moins fort.

    J’ai le regret du passé

    Et j’ai souvent tort.

     

    Mais je suis bien près de toi

    Sans oser le dire

    Et je resterai à toi

    Pour notre avenir

     

    Aime moi, je t'en supplie

    Je t'aime si fort

    Et je t'aimerai ainsi

    Jusqu'à notre mort


    votre commentaire
  • - Suzanne

     

     

    Musique Léonard Cohen, paroles Graeme Allwright

     

    Suzanne t'emmène écouter les sirènes

    Elle te prend par la main

    Pour passer une nuit sans fin

    Tu sais qu'elle est à moitié folle

    C'est pourquoi tu veux rester

    Sur un plateau d'argent

    Elle te sert du thé au jasmin

    Et quand tu voudrais lui dire

    Tu n'as pas d'amour pour elle

    Elle t'appelle dans ses ondes

    Et laisse la mer répondre

    Que depuis toujours tu l'aimes

     

    Tu veux rester à ses côtés

    Maintenant, tu n'as plus peur

    De voyager les yeux fermés

    Une flamme brûle dans ton cœur 

     

    Il était un pêcheur venu sur la terre

    Qui a veillé très longtemps

    Du haut d'une tour solitaire

    Quand il a compris que seuls

    Les hommes perdus le voyaient

    Il a dit qu'on voguerait

    Jusqu'à ce que les vagues nous libèrent

    Mais lui-même fut brisé

    Bien avant que le ciel s'ouvre

    Délaissé et presqu'un homme

    Il a coulé sous votre sagesse

    Comme une pierre

     

    Tu veux rester à ses côtés

    Maintenant, tu n'as plus peur

    De voyager les yeux fermés

    Une flamme brûle dans ton cœoeur

     

    Suzanne t'emmène écouter les sirènes

    Elle te prend par la main

    Pour passer une nuit sans fin

    Comme du miel, le soleil coule

    Sur Notre Dame des Pleurs

    Elle te montre où chercher

    Parmi les déchets et les fleurs

    Dans les algues, il y a des rêves

    Des enfants au petit matin

    Qui se penchent vers l'amour

    Ils se penchent comme ça toujours

    Et Suzanne tient le miroir

     

    Tu veux rester à ses côtés

    Maintenant, tu n'as plus peur

    De voyager les yeux fermés

    Une blessure étrange dans ton cœur

     


    votre commentaire
  • - Je suis si seul

     

     

     

    Je suis si seul

    (d’après « I’m so lonesome that I could cry» musique de Hank Williams)      

     

    As-tu déjà vu un merle noir

    Incapable de chanter

    Parce qu’il est seul et que le soir

    Lui donne envie de pleurer

     

    Le train de minuit gémit au loin

    Et fait grincer rails et traverses

    Il passe et fuit vers le lointain

    Il te ravit et moi je reste

     

    La nuit noir(e) a même caché la lune

    Tout s’endort, je reste éveillé

    Je pense à toi ma jolie brune

    Et je sens mon cœur se serrer

     

    Dès demain, pour tous, viendra le jour

    Mais pour moi la nuit restera.

    Car j’aurai perdu mon amour

    Et ma vie s’arrêtera là

     

    As-tu déjà vu un merle noir

    Incapable de chanter

    Parce qu’il est seul et que le soir

    Lui donne envie de pleurer

    Parce qu’il est seul et que le soir

    Lui donne envie de pleurer


    votre commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires