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    Au doux pays des grands vikings

    Là où la mer est de tous bords

    Dans ce royaume où elle se ligue

    Avec Le sable et le vent fort

    J’ai vu un phare, étoile humaine

    Pour guider les pauvres marins

    Emmuré par des dunes hautaines

    Et dont le feu s’était éteint.

     

                       REFRAIN :

                       Là haut, mer et vent se déchainent

                       Là haut, la bière coul(e) à flot

                       Là haut, la petite sirèn(e)

                       Espèr(e) l’amour d’un matelot

     

    J’ai vu le cocher d’une église

    Sortant du sol tel une croix

    Marquant le tombeau des offices

    Qu’on y célébrait autrefois

    Je ne sais pas si Dieu demeure

    Au sein de la nef enterrée

    Mais ce clocher, par sa blancheur

    Sert de repère aux égarés.

     

                                REFRAIN

    J’ai vu des vaches fortes et belles

    Broutant des prairies vertes et grasses

    Qui trainaient leurs lourdes mamelles

    Dont le lait remplissait nos tasses

    J’ai admiré de fiers chevaux

    Dont la chevelure vole au vent

    Et frémit comme leurs naseaux

    Quand l’air marin va se levant.

     

                                REFRAIN

    J’ai admiré les walkyries

    Aux yeux d’azur et cheveux blancs

    Aux  seins lourds et lèvres rosies,

    Blanches de peau comme un enfant.

    J’ai rêvé, assis près du port

    Aux expéditions des marins

    Et caressé, tout près du bord,

    La petit’ sirèn’ en  son bain.

     

                                REFRAIN


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    Quand tu t’es penchée à ta fenêtre

    J’ai su que tu étais mon amour.

    Je n’avais eu qu’à lever la tête

    Pour te vouloir à moi pour toujours.

     

    Puis Cupidon s’est chargé du reste

    Sa flèche perçant ton joli sein.

    Nous avons échangé la promesse

    D’unir à jamais nos deux destins.

     

    Refrain :

                Nous étions amoureux

                Pour nous tout était bleu

                On voyait dans nos yeux

                Que nous étions heureux

     

                Mais la vie a noirci

                Ce joli temps béni

                De peines et de soucis

                Et nous avons vieilli.

     

     

    L’amour à deux de notre jeunesse

    Quelques années nous fut suffisant.

    Puis, le cœur débordant de tendresse,

    Il nous fit désirer des enfants.

     

    Ce fut dur mais notre envie fut telle

    Que les obstacles fur(e)nt surmontés

    Trois anges apportèrent sous leurs ailes

    Des rires, des câlins et des baisers.

     

                Ils étaient si joyeux

                Pour eux tout était bleu

               On voyait dans leurs yeux

               Que nous étions heureux

     

                Mais la vie a noirci

                Ce joli temps béni

                De peines et de soucis

                Et nous avons vieilli.

     

    Les années passèrent et leur enfance

    S’en alla au ciel du souvenir

    Le temps vint de leur adolescence

    Et des regrets de les voir grandir

     

    Ce fut l’heur(e) pour moi de la faiblesse

    Et je m’éloignai de la maison

    Ma profession devint ma maîtresse

    Ma passion et ma seule ambition

     

                Nous étions moins heureux

                Il pleuvait dans nos cieux

                Et coulaient silencieuses

                Des larmes de nos yeux

     

                Car la vie a noirci

                Le joli temps enfui

                De peines et de soucis

                Et nous avons vieilli.

     

     

     

    Les enfants s’enfuirent et nous laissèrent

    Tous les deux seuls avec notre chien.

    On entendit souvent nos colères

    Nos  sottes querell(e)s et nos chagrins

     

    Puis ce fur(e)nt nos parents qui causèrent

    Au cœur de nos nuit, de l’insomnie.

    Lentement leurs santés déclinèrent

    Puis leur mort, d’un coup, nous a détruits

     

                Nous étions malheureux

                Rien ne nous semblait bleu

                On voyait dans nos yeux

                Le regret d’être vieux

     

                Mais nous vivons encore

                En redoutant la mort

                Et nous avons envie

                De bien finir nos vies

     


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  • Quel bonheur d’être deux

    Enlacés l’un dans l’autre

    Et les yeux dans les yeux

    Quand on est amoureux

     

    Quel bonheur d’être deux

    Pour l’enfant assoiffé

    De caresses, de baisers

    Que l’on doit protéger

     

    La joie est bien plus grande

    De voir par deux paires d’yeux

    Grandir auprès de soi

    Ce qu’on a fait de mieux

     

     

    Quel bonheur d’être deux

    Quand jeunesse  s’envole

    Et que l’on voit piteux

    Nos rides au coin des yeux

     

    Quel bonheur d’être deux

    Quand la peur vous étrangle

    De souffrir, de mourir

    Ou d’être malheureux

     

     

     

    On se serre dans les bras

    Pour mieux se rassurer

    Et quand le mal est là

    On est deux pour pleurer.

     

    Quel bonheur d’être deux

    Quand la vie se termine

    Que le corps tombe en ruine

    Et l’esprit n’est pas mieux

     

    Quel bonheur d’être deux

    Quand la mort nous emporte

    Même si elle est plus forte

    Que l’union de deux vieux.

     

    On prend la main de l’autre

    Même si elle tremble un peu

    Que ses yeux dans les vôtres

    Ne voient plus de ciel bleu.

     

    Quel bonheur d’être deux

    Enlacés l’un dans l’autre

    Et les yeux dans les yeux

    Quand on est amoureux !


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  • Par Lolita Morena sur Radio Suisse Romande:

     

    Tous les dimanches,

     

    Tous les dimanches

    Il faisait du vélo,

    Il péchait à la ligne,

    Il allait à la chasse,

    Ils allaient à la piscine,

    Ils faisaient la grasse matinée,

    Il faisait le marché,

    Elle faisait un gâteau,

    Il tranchait le gigot,

    Il allait jouer au foot,

    Il allait au golf,

    Elle faisait les musées,

    Il faisait la sieste,

    Ils promenaient les enfants,

    Ils sortaient le chien,

    Ils allaient au ciné,

    Ils allaient pique-niquer,

    Il prenait sa moto,

    Ils allaient à la campagne

    à la montagne ou à la mer,

    Ils allaient à la messe,

    Ils déjeunaient au resto,

    Ils se baladaient en auto,

    Ils allaient voir leurs parents,

    Ils faisaient leur jogging,

    Ils s'emmerdaient,

    Ils ne le font plus,

    Ils sont trop vieux…

    Ou ils sont morts.

     

    Pierre Grave

    Octobre 2006

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    C’est vrai, qu’on s’est pas beaucoup parlé,

    C’est vrai, qu’on aurait pu partager

    Ce que, avant moi, t’avais vécu.

    Je n’en ai rien su.

     

    D’abord, je ne pensais qu’à ma vie,

    A mes joies de cœur, à mes soucis.

    Pour moi, les récits de ton passé

    Etaient dépassés.

     

    J’aimerais bien aujourd’hui

    Connaître ta vie.

    Elle va passer à l’oubli

    Car tu es parti.

     

    Plus tard, quand je suis devenu grand

    J’tai surtout parlé de mes enfants.

    Tu voulais savoir comme ils allaient.

    Je te répondais.

     

    Mais je n’ai pas souvent pris le temps

    De t’écouter parler de ces ans

    Où j’étais, dans tes bras, un bébé

    Que tu chérissais.

     

    J’aimerais bien aujourd’hui

    Connaître ta vie.

    Elle va passer à l’oubli

    Car tu es parti.

     

    Bientôt, moi aussi je serai vieux

    Puis je m’en irai près du bon Dieu

    Peut-être, irais-je te retrouver

    Pour, enfin, parler

     

    Mais j’espère qu’avant de disparaître

    J’aurai pris le temps de faire connaître

    A mes trois enfants ma propre vie,

    Quand j’étais petit.

     

    J’aimerais bien aujourd’hui

    Connaître ta vie.

    Elle va passer à l’oubli

    Car tu es parti.

     

    Pardonne moi je t’en prie

    Cet idiot mépris

    Car toujours tu resteras

    Dans mon cœur, Papa



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