• - Je suis si seul

     

     

     

    Je suis si seul

    (d’après « I’m so lonesome that I could cry» musique de Hank Williams)      

     

    As-tu déjà vu un merle noir

    Incapable de chanter

    Parce qu’il est seul et que le soir

    Lui donne envie de pleurer

     

    Le train de minuit gémit au loin

    Et fait grincer rails et traverses

    Il passe et fuit vers le lointain

    Il te ravit et moi je reste

     

    La nuit noir(e) a même caché la lune

    Tout s’endort, je reste éveillé

    Je pense à toi ma jolie brune

    Et je sens mon cœur se serrer

     

    Dès demain, pour tous, viendra le jour

    Mais pour moi la nuit restera.

    Car j’aurai perdu mon amour

    Et ma vie s’arrêtera là

     

    As-tu déjà vu un merle noir

    Incapable de chanter

    Parce qu’il est seul et que le soir

    Lui donne envie de pleurer

    Parce qu’il est seul et que le soir

    Lui donne envie de pleurer


    votre commentaire
  • - Mourir d'aimer

     

     

    Mourire d’aimer (Charles Aznavour)

     

    Les parois de ma vie sont lisses

    Je m'y accroche mais je glisse

    Lentement vers ma destinée

    Mourir d'aimer

     

    Tandis que le monde me juge

    Je ne vois pour moi qu'un refuge

    Toute issue m'étant condamnée

    Mourir d'aimer

     

    Mourir d'aimer

    De plein gré s'enfoncer dans la nuit

    Payer l'amour au prix de sa vie

    Pécher contre le corps mais non contre l'esprit

     

    Laissons le monde à  ses problèmes

    Les gens haineux face à  eux-mêmes

    Avec leurs petites idées

    Mourir d'aimer

     

    Puisque notre amour ne peut vivre

    Mieux vaut en refermer le livre

    Et plutôt que de le brûler

    Mourir d'aimer

     

    Partir en redressant la tête

    Sortir vainqueur d'une défaite

    Renverser toutes les données

    Mourir d'aimer

     

    Mourir d'aimer

    Comme on le peut de n'importe quoi

    Abandonner tout derrière soi

    Pour n'emporter que ce qui fut nous, qui fut toi

     

    Tu es le printemps, moi l'automne

    Ton cœur se prend, le mien se donne

    Et ma route est déjà  tracée

    Mourir d'aimer

    Mourir d'aimer

    Mourir d'aimer

     


    votre commentaire
  •  

    - La vie s'en va

     

     

    La vie s’en va chaque jour

    Elle fuit sans faire de détour.

    On ne peut pas l’ignorer

    Ni l’arrêter

     

    Dès le berceau on vieillit

    Quand on est jeune on l’oublie

    Mais quand la barbe blanchit

    On s’en soucie

     

     

    REFRAIN

    On devient vieux,

    On se flétrit

    C’est malheureux

    Mais c’est la vie

     

    Et puis un jour

    C’est notre sort

    Vient notre tour

    Et on est mort

     

    La vie s’en va chaque jour

    Le corps souffre et joue des tours

    Il est lourd et fatigué

    Et dégradé.

     

    Puis survient la maladie,

    On souffre, on pleure on gémit

    On perd la vue le gout l’ouïe

    On s’décatit

     

    On devient vieux,

    On se flétrit

    C’est malheureux

    Mais c’est la vie

     

    Et puis un jour

    C’est notre sort

    Vient notre tour

    Et on est mort

     

     

    La vie sans va sous la peau

    Mais notre esprit reste beau

    Nos rêves n’ont pas changé

    Ni nos idées

     

    On vit encore des passions

    Amour, désir, obsession

    On n’est pas vieux en dedans

    Malgré les ans.

     

    On devient vieux,

    On se flétrit

    C’est malheureux

    Mais c’est la vie

     

    Et puis un jour

    C’est notre sort

    Vient notre tour

    Et on est mort

     

    La vie s’en va jour et nuit

    Elle passe vite et s’enfuit

    Mais quand la course est finie

    Au paradis

     

    On peut en paix reposer

    Près de ceux qu’on a aimé

    Laissant avant de partir

    Des souvenirs

     

    On n’est plus vieux,

    On n’a plus d’âge

    On est aux Cieux

    Parmi les sages

     

    Puis c’est fini

    C’est notre sort

    On nous oublie

    Et c’est la mort


    votre commentaire
  • - Un baiser

     

     

     

     

     

    Je ne sais pas pourquoi je me suis approché

    Pourquoi, sans rien lui dire, je me suis incliné

    Et sur sa nuque nue, couverte de duvet

    J’ai entrouvert les lèvres et posé un baiser

     

    Mais savons-nous en fait ce que c’est qu’un baiser

    Deux lèvres qui s’entrouvrent, qui touchent et qui aspirent

    Les goûts les plus intimes d’un être bien aimé

    Et partagent ainsi, un instant de plaisir.

     

    En donnant un baiser on signifie à l’autre

    Qu’il ou qu’elle est pour nous quelqu’un de précieux.

    Qu’elle nous est très chère, qu’il fait partie des nôtres

    De ceux que l’on préfère, qui font qu’on est heureux.

     

    Posé sur une joue, la main ou sur le front

    Que ce soit en famille ou par simple amitié

    Il exprime douceur, tendresse et affection

    Et aussi, très souvent, une civilité.

     

    Mais collé sur le ventre, la bouche ou un sein

    En outil de plaisir, érotique et fougueux

    Associé aux caresses du sexe et des mains

    Il provoque l’extase des couples amoureux

     

    Voilà pourquoi voyant, couchée, ma bien aimée

    Sans trop y réfléchir je me suis incliné

    Et sur sa nuque nue, couverte de duvet

    J’ai entrouvert les lèvres et posé un baiser


    votre commentaire
  •  

    - Monsieur

     

     

     

    Je sais que je suis vieux

    Que j’ai le dos vouté

    Que faiblissent mes yeux

    Que mes jours sont comptés

     

    Je sais que pour beaucoup

    Je ne suis qu’un vieillard

    Qui ne comprend plus tout

    Et qui perd la mémoir(e)

     

    Mais je vous en supplie

    Respectez ce vœu pieux

    Parfois, soyez gentil,

    Ne m’app’lez pas Monsieur

     

    Je sais que par ce biais

    Vous désirez marquer

    Envers moi le respect

    De mon âge avancé

     

    Mais j’aimerais aussi

    Par moins de déférence

    Me permettre l’oubli

    De notre différence

     

    Alors je vous en prie

    Respectez ce vœu pieux

    Parfois, soyez gentil,

    Ne m’app’lez pas Monsieur

     

     

     

    Si vous m’êtes étranger

    Et vous suis inconnu

    J’vais pas vous embrasser

    Ne vous dirai pas « tu ».

     

    Mais un simple « merci »

    « Bonjour » ou « au revoir »

    Permet d’être poli

    Même avec un vieillard.

     

    Alors je vous en prie

    Respectez ce vœu pieux

    Parfois, soyez gentil,

    Ne m’app’lez pas Monsieur

     

     


    votre commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires